On aime croire qu'on regarde le monde en face. On se raconte qu'on est lucide, informé, qu'on a bien tout examiné avant de trancher. Et pourtant, à y regarder de plus près, on détourne le regard bien plus souvent qu'on ne le croit.

Ce n'est pas une accusation, c'est un constat partagé : il est toujours plus simple d'ignorer ce qui dérange que de l'affronter.

Voilà peut-être la seule chose qui vaille la peine d'être répétée : regarder en face ne coûte rien, sinon un peu d'orgueil.